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Couple : pourquoi vous ne vous comprenez plus

  • Photo du rédacteur: Muriel Pélas
    Muriel Pélas
  • 20 mars
  • 12 min de lecture

Dernière mise à jour : 23 mars

Couple pourquoi vous ne vous comprenez plus. 
Thérapie de couple Nantes. Muriel Pélas

Par Muriel Pélas · Psychopraticienne certifiée MIGS · Thérapie Conjugale Positive (Yvon Dallaire) · 12 ans d’expérience


« On s’aime. Mais on ne se comprend plus. Chaque conversation tourne au conflit. » — Première séance de couple.


La thérapie de couple, ce n’est pas le dernier recours avant la rupture. Ce n’est pas non plus un tribunal où le thérapeute désigne un coupable. C’est un espace où deux personnes peuvent enfin dire ce qu’elles n’arrivent plus à se dire à la maison. Et les raisons d’y venir sont bien plus variées que ce qu’on imagine.



1. Ce qui se passe dans votre cerveau quand le couple souffre


Quand votre partenaire dit quelque chose qui active une blessure ancienne — abandon, rejet, trahison —, votre amygdale déclenche une réponse de menace en quelques millisecondes. Votre cortex préfrontal, celui qui raisonne et relativise, est court-circuité. Vous ne répondez plus à votre partenaire — vous réagissez à un fantôme du passé.


Et votre partenaire fait exactement la même chose de son côté. Résultat : deux systèmes nerveux en alerte qui s’affrontent, alors que deux êtres humains voudraient simplement se comprendre.


La recherche de Ditzen et al. (Biological Psychiatry, 2009) a démontré que l’ocytocine — l’hormone du lien et de la confiance — augmente la communication positive et réduit les niveaux de cortisol pendant les conflits de couple. Autrement dit : quand le lien de confiance est préservé, le corps lui-même gère mieux le désaccord.

C’est exactement le principe de la Thérapie Conjugale Positive : on ne résout pas les conflits en se battant contre eux. On renforce le lien qui permet de les traverser.


Référence : Ditzen B. et al. (2009). Intranasal oxytocin increases positive communication and reduces cortisol levels during couple conflict. Biological Psychiatry, 65(9), 728-731.



2. Deux histoires d’attachement dans le même lit


Chaque partenaire arrive dans la relation avec son propre style d’attachement, forgé dans l’enfance.

L’un peut avoir un attachement anxieux (« j’ai besoin de proximité pour me sentir en sécurité »),

l’autre un attachement évitant (« j’ai besoin d’espace pour me sentir en sécurité »).


Plus l’un se rapproche, plus l’autre recule. Plus l’autre recule, plus le premier panique. C’est la danse classique du couple anxieux-évitant.


Ce n’est pas un problème de compatibilité. C’est un problème de programmation émotionnelle. Chacun réagit à partir de ses empreintes relationnelles, pas à partir de ce que l’autre dit ou fait réellement.


Les neurosciences confirment ce mécanisme : un stress précoce (manque de réponse parentale, carences affectives) modifie la structure même de l’amygdale et affaiblit sa connexion au cortex préfrontal, créant un modèle d’attachement insécurisé qui se reproduit dans les relations adultes.


Référence : Lyons-Ruth K. et al. (2016). Disorganized attachment in infancy predicts greater amygdala volume in adulthood. Behavioural Brain Research, 308, 83-93.



3. 69 % des conflits de couple sont insolubles — et c’est une bonne nouvelle


C’est peut-être la découverte la plus libératrice de la recherche sur le couple. John Gottman, après avoir étudié plus de 3 000 couples pendant plus de 40 ans dans son « Love Lab » de l’Université de Washington, a démontré que 69 % des conflits dans un couple sont perpétuels. Ils sont liés à des différences fondamentales de personnalité, de valeurs, de culture. Ils ne se résolvent jamais.


La différence entre les couples qui durent et ceux qui se séparent ? Ce n’est pas qu’ils ont moins de problèmes. C’est qu’ils les gèrent avec humour, affection et acceptation plutôt qu’avec mépris, ressentiment et rigidité.


C’est sur ce constat que s’appuie la Thérapie Conjugale Positive que je pratique, inspirée des travaux d’Yvon Dallaire : au lieu de s’acharner à résoudre des conflits qui ne se résoudront pas, on investit dans ce qui nourrit le couple. On renforce le lien d’amitié — le facteur numéro un du bonheur conjugal à long terme.

Gottman a également identifié les 4 cavaliers de l’Apocalypse — quatre comportements qui prédisent la rupture avec plus de 90 % de précision :

la critique,

le mépris,

l’attitude défensive

et la dérobade (stonewalling).


Quand ces quatre schémas s’installent, la relation s’érode. Le mépris, en particulier, est le prédicteur le plus puissant de la séparation — plus destructeur que tous les autres réunis. Les couples chez qui le mépris est chronique présentent même un système immunitaire affaibli.


Références : Gottman J. (1999). The Seven Principles for Making Marriage Work. Crown. / Gottman J. (1994). What Predicts Divorce? Lawrence Erlbaum Associates.

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4. Ce que les hommes et les femmes attendent d’une relation — selon Dallaire et les neurosciences


Le psychologue québécois Yvon Dallaire, après plus de 40 ans de pratique clinique avec les couples, a posé un constat simple mais fondamental : les hommes et les femmes ne jouent pas selon les mêmes règles du jeu. Ils n’ont pas les mêmes sensibilités, pas les mêmes besoins, pas les mêmes langages émotionnels. Et c’est l’ignorance de ces différences — pas les différences elles-mêmes — qui détruit les couples.


Ce que beaucoup de femmes expriment en séance : « J’ai besoin qu’il m’écoute vraiment, pas qu’il me donne des solutions. J’ai besoin de me sentir vue, choisie, désirée. J’ai besoin qu’il me parle de ce qu’il ressent, pas seulement de ce qu’il pense. » Selon les observations de Dallaire, 52 % des femmes se déclarent insatisfaites de la communication émotionnelle dans leur couple. Le besoin fondamental est la connexion émotionnelle et la validation.


Ce que beaucoup d’hommes expriment en séance : « J’ai l’impression que quoi que je fasse, ce n’est jamais assez. Quand elle me critique, j’ai l’impression d’être un mauvais partenaire, et je me ferme. » Un homme sur deux se déclare insatisfait de la fréquence des rapports intimes. Le besoin fondamental est la reconnaissance et le sentiment de compétence dans la relation.


Dallaire utilisait une image parlante : les femmes jouent aux échecs et les hommes jouent aux dames. Pas parce que l’un est plus complexe que l’autre — mais parce que les règles du jeu sont différentes. La femme est changeante dans ses réponses émotionnelles, l’homme est plus linéaire. La femme valorise la communication et la fusion, l’homme valorise le respect et l’autonomie. Quand chacun croit que l’autre joue selon ses règles, c’est là que le conflit explose.


Ces différences ne sont pas des défauts. Ce sont des complémentarités. En Thérapie Conjugale Positive, on apprend à parler la langue de l’autre sans perdre la sienne. Quand un homme comprend que « écoute-moi » ne signifie pas « résous mon problème », et quand une femme comprend que le silence de son partenaire n’est pas du désintérêt mais une stratégie de régulation, le conflit perd sa charge explosive.


Et aujourd’hui, les attentes ont évolué. Le couple moderne n’est plus fondé sur la nécessité économique ou sociale — il est fondé sur le choix. Ce qui le rend plus libre mais aussi plus fragile. Près de 80 % des couples engagés vivront une rupture.


Chacun attend de l’autre qu’il soit à la fois partenaire de vie, meilleur ami, amant, confident et co-parent. La thérapie aide à clarifier ces attentes et à distinguer ce qui est réaliste de ce qui relève d’une empreinte.


Références : Dallaire Y. (2006). Qui sont ces couples heureux ? Option Santé. / Dallaire Y. (2002). Moi aussi... Moi... plus, 1001 différences homme-femme. Option Santé.



5. La sexualité : le conflit que personne n’ose nommer


C’est souvent le sujet le plus douloureux et le plus silencieux en séance. Beaucoup de couples vivent une souffrance sexuelle sans jamais en parler — ni entre eux, ni à un professionnel. Pourtant, l’écart de désir sexuel est l’un des problèmes les plus fréquents en thérapie de couple.


Le cercle vicieux classique : elle attend de la connexion émotionnelle pour avoir du désir. Il attend de la sexualité pour se sentir connecté émotionnellement.

Résultat : chacun attend que l’autre fasse le premier pas, et personne ne bouge.


Dallaire le formulait clairement :

Pour l’homme, la sexualité est souvent un objectif — un moyen de connexion.

Pour la femme, c’est une conséquence — le résultat d’une connexion émotionnelle déjà établie. Quand on ignore cette différence, le conflit devient insoluble.


Pourquoi le compromis ne fonctionne pas : Dallaire donnait un exemple frappant. Si l’un veut faire l’amour cinq fois par semaine et l’autre une seule fois, proposer trois fois frustre les deux. Le compromis en matière de sexualité ne règle rien — il accentue le problème. Ce qu’il faut, c’est comprendre ce que chacun cherche à travers la sexualité : de la validation ? Du réconfort ? De la puissance ? De la tendresse ? C’est rarement « juste du sexe ».


Ce que disent les neurosciences : le désir sexuel active le système dopaminergique du cerveau — les mêmes circuits que la récompense et la motivation (aire tegmentale ventrale, nucleus accumbens). L’ocytocine, hormone du lien et de la confiance, interagit directement avec ce système pour former et maintenir l’attachement de couple. Quand le lien émotionnel se détériore, la dopamine baisse, l’ocytocine chute, et le désir s’éteint. Ce n’est pas un problème « mécanique » — c’est le corps qui traduit l’état du lien.


Les recherches montrent aussi que les niveaux d’ocytocine diminuent naturellement avec le temps dans les relations. C’est le fameux « honeymoon effect ». Ce qui signifie qu’il faut activement entretenir le lien pour maintenir la chimie — et pas l’inverse. La solution de Dallaire ? Les couples heureux se préservent au minimum cinq heures en tête-à-tête par semaine pour continuer d’être attentifs et réceptifs l’un à l’autre.


En Thérapie Conjugale Positive combinée à l’Approche MIGS, on ne traite pas la sexualité comme un problème isolé. On la replace dans le contexte global du couple : attachement, empreintes, communication, équilibre des 5 valeurs innées de l’amour. Quand la confiance et le respect sont restaurés, quand chacun comprend le langage émotionnel de l’autre, le désir revient souvent de lui-même — sans « technique » ni injonction.


Références : Dallaire Y., Chronique #08 : La gestion des conflits insolubles. / Arenella K. et al. (2024). Desire discrepancy in long-term relationships. Family Process, 63(3), 1201-1216. / Grebe N.M. et al. (2017). Oxytocin diminishes as relationships age. Psychoneuroendocrinology.



6. Les 6 vraies raisons de consulter en couple


1. Établir des règles du jeu : chaque couple a besoin d’accords clairs sur les sujets qui génèrent des conflits répétitifs : finances, éducation des enfants, temps personnel, belle-famille, sexualité. La thérapie crée un espace sécurisé pour négocier ces règles à deux. En Thérapie Conjugale Positive, on ne cherche pas le consensus à tout prix — on cherche à se mettre d’accord pour gérer les désaccords, exactement comme le font les 20 % de couples heureux à long terme.


2. Exprimer les désaccords sans se détruire : la recherche montre que 70 % de la communication est non verbale. Le thérapeute sert de traducteur entre deux personnes qui ne parlent plus le même langage. Mais attention : en TCP, l’objectif n’est pas de « mieux communiquer ses reproches ». C’est d’apprendre à exprimer un besoin plutôt qu’un reproche, et surtout d’arroser les fleurs plutôt que les mauvaises herbes — comme le dit Dallaire.


3. Passer en thérapie individuelle : c’est une issue fréquente et précieuse. La thérapie de couple révèle souvent qu’un des partenaires (ou les deux) a un travail personnel à faire — une empreinte de dépendance affective, un deuil non fait, un trauma d’enfance, un burnout. Dallaire lui-même soulignait que bien des partenaires découvrent en thérapie de couple que les sources de leur mal-être ne sont pas dans l’autre mais en eux-mêmes. La thérapie de couple devient alors la porte d’entrée vers un accompagnement individuel — et c’est souvent là que tout change.


4. Raviver le désir : quand la sexualité a disparu ou est devenue mécanique, le problème est rarement physique. Il est émotionnel et relationnel. Le désir a besoin de sécurité, de nouveauté et de connexion émotionnelle. Quand la communication est coupée, le corps se ferme. Le travail sur le lien d’amitié et sur les empreintes de chacun est souvent le déclencheur du retour du désir.


5. Accompagner une séparation : oui, la thérapie de couple peut servir à se séparer. Et c’est l’un de ses rôles les plus importants et les moins connus. Quand la relation a fait trop de dégâts, quand le sentiment amoureux ne peut pas renaître, la thérapie aide à se quitter avec respect, compréhension et dignité — sans haine, sans violence, en préservant les enfants. Comme l’écrivait Dallaire, certains couples viennent pour se séparer et, parfois, en travaillant cet objectif-là, remettent en question l’idée même de la séparation.


6. Décider si on continue ou si on s’arrête : beaucoup de couples arrivent avec cette question non formulée : « est-ce qu’on a encore une chance ? » La thérapie ne répond pas à votre place. Elle vous donne les outils pour y répondre ensemble, en toute lucidité. L’important n’est pas que le couple survive à tout prix. L’important est que chacun puisse avancer — ensemble ou séparément — en paix.



7. Peut-on toujours sauver un couple ?


Non. Et c’est important de le dire honnêtement.

La thérapie de couple fonctionne quand les deux partenaires sont prêts à s’engager dans le processus. Comme le rappelait Dallaire : l’amour et la bonne foi ne sont généralement pas en cause. Ce qui est en cause, c’est l’ignorance des dynamiques relationnelles et le refus de prendre sa propre responsabilité dans ce qui ne fonctionne pas.


Il y a des situations où la relation est devenue toxique, où la violence (physique, psychologique, économique) s’est installée, où le mépris est devenu chronique. Dans ces cas, Gottman est formel : sans intervention professionnelle, les couples ne se remettent quasiment jamais. Et parfois, l’accompagnement individuel devient prioritaire avant tout travail de couple.


Mais même quand le couple ne peut pas être « sauvé », la thérapie reste utile : elle aide chaque partenaire à comprendre ce qui s’est passé, à ne pas reproduire le même schéma dans la relation suivante, et à se séparer dans les meilleures conditions possibles.


Dallaire observait que bien des partenaires, après la séparation, prennent conscience que le « manque à être » qu’ils attribuaient à l’autre persiste — parce qu’il était en eux, pas dans l’autre.


« Parfois, sauver un couple, c’est accepter de le quitter. La thérapie n’est pas là pour maintenir un lien à tout prix. Elle est là pour que chacun puisse avancer — ensemble ou séparément — avec lucidité et respect. »



8. Comment je travaille avec les couples : TCP + Approche MIGS


Ma pratique conjugale combine deux cadres complémentaires : la Thérapie Conjugale Positive d’Yvon Dallaire et l’Approche MIGS sur les 5 dimensions (Mental, Physique, Émotionnel, Relationnel, Spirituel/Sens).


Le principe TCP : on ne reconstruit pas un couple en se focalisant sur ce qui ne va pas. On identifie d’abord ce qui fonctionne encore — les forces, la complicité résiduelle, les moments où vous vous retrouvez — et on s’appuie dessus. Le ratio 5:1 de Gottman le confirme : les couples stables maintiennent au minimum 5 interactions positives pour chaque interaction négative.


Séance 1 (1h30) — le diagnostic relationnel : on identifie les styles d’attachement de chacun, les schémas de conflit répétitifs, les attentes (exprimées et non exprimées), les empreintes individuelles qui alimentent la dynamique, et les 4 cavaliers éventuellement présents.


Séances suivantes (3h, espacées de 3 semaines) : le format long permet un travail en profondeur. On alterne entre compréhension (les différences H/F, les dynamiques inconscientes), prise de conscience (empreintes individuelles, réactions automatiques) et action (stratégies concrètes à pratiquer entre les séances). Les 3 semaines ne sont pas du vide — c’est le temps nécessaire pour intégrer et observer les changements.


Les 5 valeurs innées de l’amour : Respect, Fidélité, Vérité, Liberté, Croissance. En MIGS, ces 5 valeurs sont le socle d’une relation saine. Quand un couple est en crise, au moins une de ces valeurs est bafouée — souvent sans que les partenaires en aient conscience. Les nommer et les remettre au centre change la dynamique.


La passerelle vers l’individuel : quand la thérapie de couple révèle un travail personnel nécessaire, je propose un accompagnement individuel en parallèle ou en relais. Ce n’est pas un échec — c’est le prolongement logique. On ne peut pas aimer sainement si on ne s’est pas d’abord libéré(e) de ses propres empreintes.


L’objectif : pas la dépendance mutuelle, pas l’indépendance froide. L’autonomie affective à deux — la capacité d’aimer librement, sans que l’empreinte de chacun ne sabote le lien. Comme le résumait Dallaire : le travail n’est pas de changer l’autre. C’est de prendre la responsabilité de sa propre manière d’être dans la relation.



9. Quand consulter — et quand c’est trop tard ?


N’attendez pas d’être au bord de la rupture. Plus vous consultez tôt, plus le travail est efficace. Voici les signaux :


Les mêmes disputes reviennent en boucle sans résolution. Vous avez l’impression de parler à un mur. L’un des deux s’est éteint émotionnellement. La sexualité a disparu ou est devenue mécanique. Vous évitez les sujets importants par peur du conflit.


Vous vivez comme des colocataires plutôt que comme des partenaires. Les 4 cavaliers (critique, mépris, défensivité, dérobade) ont pris le pouvoir sur vos échanges.


Et si vous venez « trop tard » ? Même dans ce cas, la thérapie sert à comprendre, à préserver les enfants, et à ne pas reproduire le même schéma ensuite. Dallaire rappelait que l’année médiane du divorce est de 4 ans et demi — bien des couples pourraient être aidés s’ils consultaient plus tôt.

Consulter en couple, ce n’est pas un aveu d’échec. C’est un acte de courage à deux. Et parfois, c’est l’acte de courage d’un seul — celui ou celle qui fait le premier pas.


« Malgré toutes les difficultés de la vie à deux, le couple demeure la plus belle des aventures humaines. Il est important d’investir dans les aspects positifs de notre relation plutôt que de s’acharner à régler des conflits insolubles. » — Yvon Dallaire, psychologue, spécialiste des relations homme-femme.



Muriel Pélas

Psychopraticienne certifiée MIGS · Thérapie Conjugale Positive (Yvon Dallaire) · 12 ans d’expérience

Cabinet Espace Baya · 1 rue du Guesclin · Nantes centre

Thérapie de couple : samedi, à domicile ou en visio · 1ère séance 1h30 puis 3h espacées de 3 semaines

Contact par téléphone 07 63 40 30 08

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